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"Zone de confort" ou "Zone d'inconfort"?

  • Photo du rédacteur: Sylvie
    Sylvie
  • il y a 1 jour
  • 5 min de lecture

On parle souvent de "sortir de sa zone de confort" comme si c’était un slogan de développement personnel un peu creux. Pourtant, quand on regarde de plus près, on se rend compte que cette fameuse zone de confort n’a souvent de confortable que le nom et qu'elle est, en fait, une vraie source d'inconfort. À l’intérieur de cette zone, il y a parfois beaucoup de tension, de frustration et de lassitude.


Cette zone de confort qui n'a de confortable que le nom...
Cette zone de confort qui n'a de confortable que le nom...

Ce qui est vraiment confortable, ce n’est pas ce que tu vis, c’est le fait que tu connais tout par cœur : tu sais comment ça se passe, même si ce n’est pas agréable. Ton système nerveux s’est habitué à ce décor… au point de finir par confondre "familier" et "sécurisant".


À quoi ressemble une fausse zone de confort ?


La zone de confort inconfortable ne se repère pas dans les grandes crises, mais dans ce qui se répète, jour après jour. Souvent, on se dit : "Objectivement, je n’ai pas à me plaindre", et en même temps, quelque chose à l’intérieur se sent éteint.


Quelques exemples qui parlent à beaucoup de monde :

  • Le travail

Tu fais un job qui ne te nourrit plus vraiment. Tu n’es pas forcément maltraité·e, mais tu n’y trouves plus de sens.

Tu rentres le soir vidé·e, sans énergie pour quoi que ce soit d’autre… mais tu restes parce que « au moins, c’est stable » et que l’inconnu te fait peur.

  • Les relations

Tu restes dans une relation (amoureuse, amicale, familiale) où tu ne te sens plus vraiment vu·e ou respecté·e.

Tu te dis que "ce n’est pas si grave", qu’"il y a pire", alors tu t’adaptes, tu te fais petit·e, tu encaisses pour ne pas faire de vagues.

  • Le quotidien en pilote automatique

Les journées se suivent et se ressemblent : réveil–travail–écran–dodo.

Tu rêves de projet, de voyage, de créativité… mais tu t’entends répéter "je n’ai pas le temps" alors que tu connais ton téléphone et Netflix par cœur.

  • Les "petits renoncements"

Tu repousses toujours ce qui t’appelle vraiment : cette formation, cette thérapie, ce déménagement, ce projet créatif, cette conversation importante.

Tu attends le bon moment, mais le bon moment ne tombe jamais du ciel.


Rien de tout cela n’est confortable à vivre.

Mais c’est connu, et le connu rassure… même quand il fait mal.


Pourquoi est-ce si difficile de sortir de sa "zone de confort" ?


Sortir de cette pseudo zone de confort, ce n’est pas juste « se bouger ». Si tu n’y arrives pas, ce n’est pas parce que tu es faible ou paresseux·se. C’est parce que ton système est programmé pour privilégier le connu à tout prix.


Plusieurs choses entrent en jeu :

  • La peur de l’inconnu

Le cerveau aime ce qu’il peut prédire. Même une situation moyenne, voire douloureuse, peut lui sembler plus "rassurante" que quelque chose de nouveau sur lequel il n’a aucun contrôle.

  • La peur de perdre (statut, argent, entourage…)

Changer, c’est parfois renoncer à une image, à des habitudes, à des liens. Beaucoup restent dans l’inconfort actuel pour éviter un inconnu perçu comme potentiellement pire.

  • Les injonctions et croyances

"On ne quitte pas un CDI comme ça", "Il faut être raisonnable", "C’est déjà bien ce que tu as", "Faut pas se plaindre".

Toutes ces phrases qu’on a entendues ou intégrées deviennent comme des gardiens de ta zone de confort.

  • La fatigue émotionnelle

Quand tu es déjà épuisé·e, il est très difficile de mobiliser de l’énergie pour changer. Tu sais que quelque chose ne va pas, mais tu n’as plus les ressources pour faire un grand pas.C’est pour ça qu’il est inutile de se culpabiliser.


L’enjeu n’est pas de te forcer, mais de t’accompagner pour sortir progressivement de ce qui te fait tourner en rond.


Des signes que ta zone de confort ne l’est plus du tout


Tu peux te poser quelques questions simples pour vérifier où tu en es :

  • Est-ce que je me surprends souvent à rêver d’une autre vie… sans passer à l’action ?

  • Est-ce que je me sens souvent "éteint·e", plat·e, comme si je vivais en mode survie et non en mode vivant ?

  • Est-ce que je reste dans certaines situations uniquement par peur de l’inconnu ?

  • Est-ce que j’ai l’impression d’attendre toujours "après" (les vacances, la retraite, le prochain changement…) pour enfin respirer ?


Si tu te reconnais dans plusieurs de ces points, ta zone de confort est probablement devenue une zone d’inconfort installée. La bonne nouvelle, c’est que rien n’est figé!!!

Tu n’as pas besoin de tout bousculer d’un coup pour commencer à t’en libérer.


Comment commencer à s'échapper de sa zone de confort (sans tout faire exploser) ?


L’idée n’est pas de tout plaquer du jour au lendemain, mais de remettre du mouvement là où tout est figé. Le corps et le mental ont besoin de sentir qu’un autre scénario est possible.


Voici quelques pistes concrètes et accessibles :

  • Modifier un petit bout de ta routine Changer de trajet pour aller au travail. Prendre un temps pour toi le matin avant de toucher à ton téléphone.T’accorder 20 minutes par jour pour quelque chose qui te nourrit vraiment (lecture, marche, dessin, écriture…). Ce sont de petits gestes, mais ils envoient un signal : "Je ne suis plus en pilote automatique."

  • Dire un vrai "non" Choisis une situation où tu dis "oui" par habitude, par peur de décevoir, alors que tu as envie de dire non.

Commence petit : une demande qui te fatigue, un rendez-vous que tu n’as pas envie d’accepter, un service de trop. Goûte ce que ça fait d’écouter ton propre besoin.

  • Oser demander du soutien

Tu n’es pas obligé·e de tout traverser seul·e.

Parler à un proche de confiance, te faire accompagner par un·e professionnel·le, rejoindre un groupe ou un atelier…

Le fait de mettre des mots sur ce que tu vis et d’être soutenu·e allège déjà le poids du changement.

  • T’offrir une nouvelle expérience

Pas besoin que ce soit immense.

Un cours, un stage, une activité qui te donne envie depuis longtemps, une pratique corporelle ou énergétique, une séance découverte…


En sortant de sa zone de confort on peut découvrir d'autres zones qui seront plus confortable.
En sortant de sa zone de confort on peut découvrir d'autres zones qui seront plus confortable.

Chaque nouvelle expérience élargit ta zone d’action et montre à ton système que "nouveau" ne veut pas forcément dire "dangereux".


Pour t’aider à apprivoiser ce mouvement, tu peux t’appuyer sur une phrase d'ancrage simple, à répéter chaque jour, à voix haute ou en la notant dans un carnet : "Chaque petit pas compte, et je choisis d’oser aujourd’hui."

Tu peux aussi l’avoir en fond d’écran, sur un post-it, ou l’écrire au début de ton agenda.

Ce n’est pas magique, mais cela rappelle à ton cerveau que tu es en chemin, que tu n’as pas besoin d’être parfait·e, ni d’aller vite pour avancer.


Et maintenant, un premier pas… Si cet article résonne pour toi, tu peux commencer par une chose très simple :

  1. Identifier une situation de ta vie où tu restes par habitude et non par élan.

  2. Noter une seule petite action inconfortable que tu pourrais poser cette semaine.

  3. Ensuite, répète ta phrase d’ancrage, et fais ce petit pas, même minuscule.


Ce n’est pas la taille de l’action qui compte, c’est le mouvement que tu remets en route.


Belle découverte des nouvelles zones.


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