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Chasse et bien-être animal: quelle place pour le vivant?

il y a 5 heures
2 min de lecture

En me rendant au Dog Center pour la formation en Kinésiologie animale, j'ai aperçu deux sangliers dans un champ. Deux animaux qui semblaient apeurés, qui cherchaient visiblement à fuir…


Cette rencontre m'a immédiatement rappelé que nous étions en pleine période de chasse.


Et, comme chaque année, je m'interroge…


Je connais les arguments avancés pour défendre la chasse : la régulation des populations, la préservation des écosystèmes, les dégâts occasionnés aux cultures, aux jardins…


Et je ne nie absolument pas ces problèmes. Je sais que les sangliers peuvent occasionner des dégâts considérables et que certaines situations nécessitent une véritable gestion des populations.


Mais faut-il pour autant tout justifier au nom de la régulation ?


Parce que derrière les mots « gibier », « nuisible » ou « surpopulation », on semble parfois oublier l'essentiel : nous parlons d'êtres vivants.


Des animaux qui ressentent la peur, qui cherchent à se protéger, à survivre, à vivre tout simplement.


L'humain s'est octroyé une place supérieure aux autres espèces, au point de considérer qu'il peut décider lesquelles ont le droit de vivre et lesquelles doivent disparaître.


Nous construisons toujours davantage, nous empiétons sur les espaces naturels et, ensuite, nous nous étonnons de retrouver des animaux à proximité de nos habitations. Bien sûr, les dégâts sont parfois réels, mais la cohabitation ne devrait-elle pas aussi faire partie de nos réflexions ?


Et puis, il y a un autre aspect de la chasse qui me questionne profondément.


Saviez-vous que des faisans et des canards sont élevés par l'humain, puis relâchés dans la nature pour être chassés ?


Oui, cette pratique existe toujours en Wallonie.


Des animaux élevés en captivité, habitués à l'humain, puis introduits dans un environnement auquel ils ne sont pas nécessairement adaptés, avec les problèmes de bien-être animal que cela peut entraîner.


Dans ce cas, de quelle régulation parle-t-on exactement ? Quel équilibre écologique cherche-t-on à préserver lorsqu'on introduit volontairement des animaux dans le seul but de les chasser ?


Et au-delà de tout cela, il y a une question que je me pose depuis toujours :


Quel plaisir peut-on réellement éprouver à ôter la vie à un être vivant ?


Je sais que cette question dérangera certaines personnes. Je sais aussi que tous les chasseurs n'ont pas les mêmes motivations ni les mêmes pratiques.


Mais à mes yeux, il existe une différence fondamentale entre une intervention réellement nécessaire pour gérer une population animale et le fait de tuer pour le plaisir.


Je ne prétends pas avoir toutes les solutions. Mais je pense que nous devrions nous interroger davantage sur notre rapport au vivant, sur les conséquences de nos propres activités et sur les alternatives possibles.


Parce qu'avant d'être un gibier, une nuisance ou un problème à résoudre, un animal est avant tout un être vivant.


Et sa vie mérite, elle aussi, du respect.



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